Qu’est ce qu’une doula ?

Nous sommes des êtres humains qui accompagnons d’autres êtres humains autour de la naissance d’un tout petit. Nous accompagnons également plus globalement la vie d’une femme (première règles, ménopause,…) la vie d’une famille (deuil périnatal,…).

Le métier de doula est fondé avant tout sur: la relation d’aide, la présence, l’écoute.

  • L’accompagnante met à disposition ses connaissances, chacune ayant ses compétences propres.
  • Elle comprend les enjeux de la naissance de part sa propre expérience et sa formation.
  • C’est une personne ressource qui apporte son soutien au niveau physique, émotionnel, organisationnel…
  • Son soutien est non médical, complémentaire du suivi habituel avec un professionnel de santé. C’est une profession non-médicale, ce qui signifie qu’une accompagnante à la naissance ne peut pas effectuer de test médical ou faire de diagnostic.
  • Cependant, une accompagnante à la naissance est formée pour reconnaître certains symptômes (ex : les signes de la Dépression Post-Partum) et peut ainsi informer les parents de la nécessité d’une consultation médicale appropriée.
  • Elle apporte son soutien de la pré-conception à la fin de la période postnatale et plus globalement durant la vie d’une femme et la construction d’une famille.
  • Elle fait preuve d’une grande disponibilité.
  • Elle est source d’informations, d’outils. Les informations qu’elle fournit à ses clients proviennent d’études cliniques rigoureuses qui ont été réalisées, évaluées et publiées dans des revues médicales reconnues mondialement.
  • Elle se fera guide, sans jugement, tout en ayant un devoir de neutralité. Elle accompagne les parents en toute bienveillance et en respectant leurs valeurs, leurs choix.
  • Elle écoute, répond aux questionnements et aux angoisses, rassure, démystifie la grossesse et l’accouchement.
  • Elle permet aux parents de faire des choix éclairés, favorisant la liberté, la confiance, le calme. Elle leur permet également de devenir acteurs de leur accouchement, en favorisant l’humain, et guide la femme pour qu’elle puisse trouver ou retrouver de la confiance en sa capacité d’enfanter, tout en puissance.
  • Elle offre une présence continue, un soutien émotionnel pendant l’accouchement, et soutient également le(la) conjoint(e). Sa présence peut aussi remplacer une absence du(de la) conjoint(e)
  • L’accompagnante facilite également le lien avec l’équipe médicale si besoin.
  • En postnatal, elle concentre son écoute, son aide et son attention sur la mère mais également sur le père et la fratrie pour que chacun trouve sa place.
  • Elle agit en préventif sur la période du post-partum et plus globalement sur la relation de couple. Elle assure une présence chaleureuse et réconfortante pour la famille, tout en discrétion.
  • Elle aborde: le vécu émotionnel de l’accouchement, l’allaitement, les suites de couches, la nouvelle organisation familiale, le lien d’attachement mère-enfant, les rythmes naturels du nouveau-né, le baby blues, la santé émotionnelle de la nouvelle maman…
  • Dans le cadre d’un service de relevailles, elle peut également apporter une aide logistique en préparant des repas chauds, en faisant quelques courses,en effectuant de petites tâches ménagères ou tout autre service qui soulagerait la mère et lui permettrait de souffler.

Quelles sont nos origines ?

Le terme accompagnante à la naissance, ou doula, est apparu dans les années 1960 pour décrire la présence réconfortante d’une personne pendant la période de travail de l’accouchement.

Historiquement, ce type de personnel de soutien a été utilisé par les grecs dans les temps anciens, en qualité de serviteur.

De nos jours, les accompagnantes à la naissance sont très répandues notamment dans les pays anglophones (aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre…) mais aussi en Belgique, en Suisse…

Cette popularité récente est le résultat de nombreuses études cliniques (OMS, PubMed, Cochrane…) qui ont démontré que le soutien continu apporte de nombreux bienfaits, notamment:

  • l’augmentation des chances d’avoir un accouchement par voie basse spontané
  • la diminution du taux de césarienne
  • la diminution de la durée du travail
  • la diminution du recours à l’ocytocine synthétique
  • la diminution du recours à l’anesthésie péridurale
  • la diminution du recours aux forceps ou à la ventouse
  • l’amélioration des débuts de l’allaitement
  • l’augmentation de la satisfaction par rapport à l’accouchement
  • l’augmentation du sentiment de contrôle
  • la diminution du risque de dépression post-partum
Retour en haut
AFMAN